La désillusion Facebook

2293846014_156bef578eC’est bien connu, depuis l’entrée en bourse de Facebook, le géant du Web social a mis en place de nombreux nouveaux produits publicitaires. Après tout, il lui faut maintenant générer des revenus. Pourtant, le réseau a commencé avec très peu de publicités apparentes et les pages à l’intention des marques étaient une forme primitive de ce que l’on retrouve aujourd’hui.

Au départ, Facebook semblait avoir comme unique mission d’attirer des utilisateurs. La publicité y était limitée mais les professionnels du marketing voyaient une occasion en or de servir une publicité « sociale ». Toute cette information sur les gouts et les connexions des utilisateurs allat permettre un ciblage publicitaire basé sur les intérêts réels de chacun des utilisateurs.

Le berger

Lorsque l’on pense réseau social, on pense à Facebook. Après tout, le site compte maintenant plus d’un milliard d’utilisateurs et environ 728 millions utilisateurs s’y connectent quotidiennement. L’attention de ces utilisateurs attire les publicitaires qui voient une occasion rêvée de créer une connexion avec leurs publics. C’est pourquoi la majorité a joint le réseau en créant des pages d’entreprises.

Par contre, l’espace que les marques occupent a vite dû être contrôlé par Facebook pour éviter que les marques ne dénaturent les interactions sur le réseau. Facebook s’est alors vu attribuer le rôle du berger qui veille sur le fragile équilibre entre la surpromotion et l’interaction entre utilisateurs.

Les loups dans la bergerie

Le problème c’est que Facebook a le double rôle de gardien et de pourvoyeur qui doit rentabiliser ses utilisateurs en laissant entrer les loups. Le fameux Edge Rank démontre bien ce paradoxe. Le réseau confirmait d’ailleurs récemment que pour joindre leurs adeptes, les marques allaient devoir payer.

Là où le bât blesse, c’est que Facebook permet maintenant à n’importe quel responsable marketing de faire de la publicité sur son réseau et d’y offrir des publicités « sociales » souvent intrusives. Dans cette course à l’attention, on se rapproche maintenant d’un environnement publicitaire traditionnel où surtout les grandes marques peuvent acheter cette si précieuse portée auprès du public.

Bref, Facebook attire de plus en plus de marques, mais la fête coûte de plus en plus cher à celles-ci. Si votre stratégie de médias sociaux se résume à l’animation d’une page Facebook, vous devriez peut-être considérer bâtir d’autres présences.

 

Source de la photo : http://www.flickr.com/photos/24162528@N06/

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